Galerie Robert Doisneau du CCAM Atelier de pratique argentique animé par Michel Jacquelin SAISON 2012-13

FIGURATION NARRATIVE ; CONSTRUCTION D’UNE FICTION PAR L’IMAGE FIXE :
LA FICTION NOIR & BLANC PAR MICHEL JACQUELIN
 

Image

 

« Le Professeur Swedenborg » 
© Fondation Professeur Swedenborg pour l’Art Contemporain

 

Proposé en lien avec l’Association des Usagers du CCAM (AUCCAM), ce premier atelier de pratique photographique sera animé par l’artiste, photographe, plasticien et scénographe Michel Jacquelin autour de différentes techniques du tirage argentique :

– tirage argentique noir et blanc à partir de négatifs existants

– retouche

– tirage de contretypes
Le « contretype » ou « reproduction » est obtenu à partir d’une épreuve photographique rephotographiée. Sa matrice n’est pas le négatif original de prise de vue qui a été perdu ou détérioré. Certaines réalisations des photographies passent obligatoirement par un contretype : le cliché original étant recomposé au tirage (superposition, collages, interventions au crayon, etc.), le second négatif devient le négatif définitif. Ce procédé est, dans ce cas, un élément nécessaire de la création.   / Source : photo-galery.com 

– tirage de photogramme ou « rayogrammes » 
Le photogramme résulte d’une exposition directe, en laboratoire, d’objets entre la source lumineuse et le papier sensible, ne nécessitant l’usage d’aucun appareil. Le photogramme transfigure les objets du quotidien, en donne des formes spectrales. Il provoque chez le public en perte de repères un effet de mystère, le lecteur cherchant à identifier un référent. L’étrangeté des effets de matières (volumétrie un peu écrasée, saturation lumineuse dématérialisant les substances) suscite une sorte de rêverie poétique.   / Source : www2.cndp.fr

– émulsions à impression directe (cyanotypes) \ A CONFIRMER
Découvert en 1842, le cyanotype est un procédé de tirage fondé sur la sensibilité à la lumière de certains complexes de fer qui se décomposent pour former du bleu de Prusse. Le tirage est obtenu en exposant à la lumière un papier imprégné de sels de fer et de ferricyanure de potassium.   / Source : actuphoto.com


Accueilli cette saison pour le 3ème épisode de « Nous ne pouvons connaître le goût de l’ananas par le récit des voyageurs » —séries de propositions théâtrales qui se jouent de l’autobiographie et de l’autofiction, Michel Jacquelin engagera les participants de cet atelier dans l’appréhension et la découverte des différents ressorts du récit et de la fiction : principe de collection, série et/ou séquence, notion de document ou d’image fabriquée, question du rapport au texte (légende des images, récit autour, place dans une fiction…).

À PROPOS DE L’INTERVENANT 

Après avoir été reçu en 1982 à l’Agrégation d’Arts Plastiques et avoir soutenu en 1990 sa thèse sur la photographie, il mène en parallèle deux activités : celle de plasticien (il présentait cet été encore à la Galerie Michèle Chomette : « Il y a loin de la poudre aux yeux » — exposition de photographies anciennes, contemporaines et apocryphes) et celle de photographe pour le théâtre et la danse.

Il photographie notamment les spectacles d’Antoine Vitez, Tadus Kantor, Pina Bausch, Claude Régy et William Forsythe et collabore à de nombreuses revues comme Théâtre/Public, La Revue du Théâtre et Mouvement. 
Il aborde la scénographie en 1992 pour les spectacles de Richard Dubelski, Christian Jehanin, Claude Bokhobza, Xavier Marchand et Olivia Grandville) et crée à partir de 1993, ses propres spectacles/performances, en collaboration avec Odile Darbelley :

    « Les témoins oculaires »
    « Victor Singelshot scénographe »
    « F.K/M.J. Séance de scrutation photographique »
    « Hans K. un cas de figure »
    « Le Vivarium »
    « Tout seul je ne suis pas assez nombreux »
    « Vert célacon The Living Ready-Made (une œuvre de Duchamp Duchamp) » 
    « La Chambre du professeur Swedenborg »
    « Dispositif pour une rencontre avec les Asa chasseurs de météores (L’Antichambre de A. Pophtegme) »
    « Ur Asamlet »
    …

Un univers post-dadaïste (on dit « Tangent », ici…) foisonnant, qui fait intervenir de multiples personnages régulièrement conviés (comme les Asa, le frère de Marcel Duchamp, le professeur Swedenborg, etc). Odile Darbelley et Michel Jacquelin, disciples transdisciplinaires de Duchamp, imaginent spectacles, feuilletons, performances ou expositions, surfant avec humour sur les concepts de l’art contemporain visible pour mieux en détourner les courants. 
« L’ Art tangent » (livre disponible au CCAM, co-éditeur) est une forme ironique et rocambolesque de l’exposition, truffée de canulars et soumise aux humeurs des artistes. Les dispositifs multimédia et les installations présentés dans cette exposition sont faits pour être constamment remis en scène lors d’interventions réalisées par les artistes et sollicitant la participation du public.

 

 

MODALITÉS DE PARTICIPATION 

ATELIER PAYANT, ACCESSIBLE SUR INSCRIPTION

NIVEAU : 
Débutant, amateur

MATÉRIEL : 
Apporter ses négatifs n&b issus d’un travail personnel ou collectés. 
A défaut, un stock de négatifs sera mis à disposition par le CCAM.

DURÉE :
Temps de présentation et de rencontre + 6 journées de pratique 
Le premier rendez-vous est donné MERCREDI 10 OCTOBRE à 20h pour un temps de présentation et de rencontre. 
Chacun des participants apporte ses négatifs et ses envies. La répartition des journées de pratique sera élaborée à l’issue de ce temps de rencontre. 

INFORMATIONS & INSCRIPTIONS 

Auprès d’Aline Aumont (aline@centremalraux.com \ 03 83 56 15 00), jusqu’au 27 juillet et à compter du 1er septembre

 

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